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Ispahan, Iran

Ispahan

Iran · 32.65°, 51.67°

« La moitié du monde » : place royale démesurée, mosquées aux mosaïques célestes et ponts illuminés sur le Zayandeh.

I · Ce qu’on y voit12 lieux documentés

La place Naghsh-e Jahan

Cinq cent douze mètres sur cent soixante-trois, la deuxième plus grande place du monde, tracée par Chah Abbas en 1598 et inscrite à l’UNESCO. Les marques de but du polo royal sont encore en place aux deux extrémités.

La mosquée du Chah

Vingt-six ans de chantier à partir de 1611. Son portail s’ouvre sur la place mais la salle de prière pivote de quarante-cinq degrés vers La Mecque : la solution est invisible de l’extérieur. Sous la coupole, un mot chuchoté au centre s’entend sept fois.

La mosquée du cheikh Lotfallah

La mosquée privée du harem royal, sans minaret ni cour, achevée en 1619. Sa coupole crème vire du rose au bleu selon l’heure, et la lumière du couloir dessine un paon dont la queue s’ouvre au centre.

Le palais Ali Qapu

Six étages et une terrasse à colonnes d’où le chah regardait le polo. À l’avant-dernier niveau, la salle de musique aux niches découpées en formes d’instruments, pour l’acoustique.

Le pont Si-o-Se-Pol

Trente-trois arches sur trois cent kilomètres de rivière Zayandeh, bâties en 1602. Les Ispahanais s’y retrouvent le soir sous les arcades pour chanter — l’acoustique y est faite pour cela.

Le pont Khadju

Vingt-trois arches de 1650, à la fois pont, barrage et salon : les niches centrales étaient réservées au chah. Le plus beau des onze ponts de la ville.

La mosquée du Vendredi

Douze siècles d’architecture islamique dans un seul bâtiment, du IXᵉ siècle aux Safavides. Inscrite à l’UNESCO en 2012, c’est un manuel d’histoire de l’art en briques.

Le palais Chehel Sotoun

Le pavillon des Quarante Colonnes : vingt piliers de bois qui, reflétés dans le bassin, en font quarante. Les fresques de la salle du trône racontent les fêtes et les batailles safavides.

Le quartier arménien de Djolfa et la cathédrale Vank

Les Arméniens déportés ici en 1606 par Chah Abbas y ont bâti treize églises. La cathédrale Vank mêle coupole islamique et fresques italiennes du Jugement dernier.

Le Grand Bazar de Qeysarieh

Deux kilomètres de galeries voûtées reliant la place à la mosquée du Vendredi, et les ateliers de ghalamkar — le coton imprimé au tampon de poirier, spécialité d’Ispahan.

Le minaret tremblant de Menar Jonban

Deux minarets du XIVᵉ siècle : on secoue l’un, l’autre répond, par un phénomène de résonance jamais entièrement expliqué.

Le pigeonnier de Mardavij et les glacières

Des tours de terre rondes bâties pour récolter le guano des pigeons, qui fertilisait les melons d’Ispahan.

II · Où dormir, où manger17 adresses vérifiées
Où dormir
  • Abbasi Hotel

    Un caravansérail du XVIIᵉ siècle autour d’un jardin persan, tenu pour le plus bel hôtel d’Iran.

  • Kowsar International Hotel

    Au bord de la Zayandeh, moderne et confortable.

  • Isfahan Traditional Hotel

    Une maison à cour du quartier ancien, restaurée à l’identique.

  • Atigh Traditional Hotel

    Une demeure qadjare près de la mosquée du Vendredi, dix chambres.

  • Keryas Traditional Hotel

    Une maison historique de Djolfa, avec petit-déjeuner iranien dans la cour.

  • Iran Hotel

    Une adresse simple et centrale, à quinze minutes de la grande place.

  • Keryas Boutique Hotel

    Hôtel-boutique dans une demeure qajare restaurée à quelques pas de la place Naghsh-e Jahan, avec restaurant sur le toit.

  • Kianpour’s Historical Residence

    Maison d’hôtes de charme dans une résidence historique restaurée, aux patios traditionnels, au cœur de la vieille ville.

Où manger
  • Shahrzad Restaurant

    Depuis 1970, sous des fresques safavides : le beryani d’Ispahan et les kebabs.

  • Bastani Traditional Restaurant

    Dans le bazar, sur la place elle-même, avec vue sur la mosquée du cheikh Lotfallah.

  • La maison de thé Azadegan

    Une maison de thé du bazar dont le plafond disparaît sous les lampes et les théières.

  • Malek Soltan Jarchi Bashi

    Un hammam du XVIIᵉ siècle transformé en restaurant, sous coupoles.

  • Haj Mahmood Beryani

    Le beryani — mouton haché cuit sur pain — servi à midi seulement, depuis 1920.

  • Khan Gostar

    Une terrasse sur le toit face à la place, pour le thé et le narguilé au couchant.

  • Restaurant traditionnel de l’hôtel Abbasi

    Restaurant d’inspiration safavide de l’historique hôtel Abbasi, servant une cuisine persane authentique avec musique live et vue sur le jardin.

  • Maison de thé Azadegan

    Chai-khaneh (maison de thé) traditionnelle près de la place Naghsh-e Jahan, aux murs couverts d’objets, pour le thé et les plats simples.

  • Azam Beryani

    L’une des meilleures adresses pour le beryani, le plat de mouton emblématique et bon marché d’Ispahan.

Ces adresses sont relevées une par une. Les listes générées automatiquement — un « Grand Hôtel » et une « Table de » dans chaque ville — ont été retirées : elles n’existaient pas.

III · Ce que le site sait d’elle
Y travailler

64 sur 100 au Nomad Score. 6.5 h ouvrées communes avec l’Europe de l’Ouest.

Le détail des huit critères
Quand y aller

Avril à mai, octobre à novembre

Le Carnet du Cercle

169 adresses à cette ville, dont 20 cafés.

IV · En images
Ispahan — 1
Ispahan — 2

Phillip Maiwald (Nikopol) · CC BY-SA 3.0 · Arad Mojtahedi · CC BY-SA 3.0

Également relevés : 0 boutiques et 1 moyens de transport.